Actu nous voila !

Etudiants, professionnels ou simples visiteurs, l'équipe Actubouge est heureuse de vous accueillir sur le site de veille du Master 2 CCA de Clermont-Ferrand.

Pour tout contact, proposition d'article ou de news, demande de rectification ou doléances, veuillez nous envoyer un mail à l'adresse suivante : actubouge@hotmail.fr

 

Bonne lecture !

 

Rechercher

Mercredi 2 juillet 2008

La réforme issue de la loi de modernisation du marché du travail, adoptée par le Parlement, le 12 juin 2008, modifie les règles relatives à la période d’essai. Désormais la durée maximale est fixée par le Code du travail et doit être présente dans le contrat de travail. La possibilité de renouveler une fois la période d’essai doit être prévue par un accord collectif de branche étendu et doit être obligatoirement mentionnée dans le contrat de travail. La rupture de cette période nécessite le respect d’un délai de prévenance.

 

Durée légale de la  période d’essai  

Nature du poste

Durée initiale

Durée maximale en cas de renouvellement

Ouvriers – Employés

2 mois

4 mois

Agents de maîtrise - Techniciens

3 mois

6 mois

Cadres

4 mois

8 mois


 
Sort des accords de branches prévoyant une période d’essai 

-         accords antérieurs à la loi : la durée prévue par l’accord de branche s’appliquera si celle-ci est plus longue que la durée légale ( à titre transitoire soit jusqu’au 30/06/09 la durée prévue par l’accord s’appliquera même si elle est plus courte),

-         accords postérieurs à la loi : la durée prévue par l’accord de branche s’appliquera si celle-ci est plus courte que la durée légale.

 

Bien entendu, le contrat de travail peut fixer une durée de période d’essai inférieure à celle déterminé par la loi.

 

Rupture de la période d’essai :  délai de prévenance

Jours de présences

Rupture à l’initiative de l’employeur

Rupture à l‘initiative du salarié

- 8 jours

24 heures

24 heures

de 8 jours et 1 mois

48 heures

48 heures

+ 1 mois

2 semaines

48 heures

+ 3 mois

1 mois

48 heures


Sources : L. 1221-19 à L. 1221-26 du Code du travail
par Actubouge publié dans : Gestion juridique, fiscale et sociale
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 26 mai 2008

Un business angel est une personne physique qui investit son propre argent dans une entreprise innovante à fort potentiel et qui met à disposition de cette entreprise ses compétences, son expérience, son réseau relationnel et une partie de son temps.

La SUIR, Société unipersonnelle d'investissement à risque, a été créée dans le but d'inciter ces investisseurs providentiels à apporter des fonds à de jeunes entreprises,

Pour compenser les risques élevés consentis par ces derniers, la SUIR est un statut assorti d’avantages fiscaux comme l’exonération d’impôt sur le revenu pour les dividendes distribués par la SUIR ou l’exonération d’impôts sur les sociétés pour la SUIR.

 

 

Caractéristiques juridiques de la SUIR

La SUIR prend obligatoirement la forme d'une Société par actions simplifiée unipersonnelle, est  constituée par un seul actionnaire, personne physique, et a pour objet social exclusif la souscription en numéraire au capital de sociétés remplissant certaines conditions. Cet objet social doit exister dès la création de la SUIR et pendant toute la durée des exercices au titre desquels est accordé le régime fiscal de faveur.

Aucune fonction de direction ne peut être exercée par l'associé unique ou un membre de sa famille dans ces sociétés. Par ailleurs, l'associé unique de la SUIR ainsi que son conjoint, ses ascendants et descendants, ne doivent pas détenir ensemble directement ou indirectement plus de 30 % des droits financiers et des droits de vote des sociétés dans lesquelles la SUIR investit.

 

Conditions relatives aux sociétés dans lesquelles la SUIR investit

La SUIR doit souscrire en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital de sociétés remplissant les conditions suivantes :
- avoir leur siège social dans un état de la CEE

- être créées depuis moins de 5 ans,
- exercer une activité industrielle, commerciale ou artisanale,
- être imposées à l'impôt sur les sociétés,
- être nouvelles ou créées pour la reprise d'une entreprise en difficulté,
- être détenues majoritairement par des personnes physiques directement ou indirectement
- dont les titres ne sont pas admis aux négociations sur un marché d'instruments financiers, dont le fonctionnement est assuré par une entreprise de marché ou un prestataire de services d'investissement ou tout autre organisme similaire étranger.

 

La SUIR doit détenir au plus 30 % du capital des sociétés dans lesquelles elle investit. Elle peut :
- consentir, dans la limite de 15 % de ses moyens, des avances en comptes courants d'associés aux sociétés dans lesquelles elle a investi,
- consentir également des apports d'autres éléments dans la limite de 5 % de son actif.


Régime fiscal

 

Exonération d'impôt sur les sociétés et d'imposition forfaitaire annuelle (IFA) pendant dix ans. Cette exonération concerne aussi bien les revenus que les plus-values réalisées au cours des 10 exercices suivant celui de la création de la SUIR. En cas de non-respect des conditions mentionnées ci-dessus, l'exonération est remise en cause pour l'exercice en cours et les exercices suivants.

Exonération d'impôt sur le revenu des dividendes perçus par l'associé unique

 

Le bénéfice de cette mesure est subordonné au respect des conditions suivantes :

- les distributions doivent être prélevées sur des bénéfices exonérés au titre de l'application du régime de faveur des SUIR,
- l'associé unique doit avoir son domicile fiscal en France,
- les actions ouvrant droit à bénéfices doivent avoir été souscrites par l'associé unique initial ou transmises à un héritier ou légataire au décès de l'associé unique.

Les dividendes perçus restent soumis aux prélèvements sociaux représentant 11 %.


Critique des SUIR

En 2005, deux SUIR étaient officiellement recensées

Les causes d’échecs ont été analysées par le fait que les business angels se regroupent en réseaux et créent des sociétés de capital-risque afin de rationaliser les critères d’investissement, tout en conservant une part de leur capital pour des investissements intuitu personae dans le même temps. L’avantage des SUIR leur paraît donc moindre.

De plus, selon le rapport annuel de l’Assemblée nationale, les causes sont notamment  le manque d’avantages comparés à ceux proposés par le dispositif reconnus aux investisseurs individuels. On peut citer par exemple l’avantage Madelin, dispositif destiné à mobiliser l'épargne de proximité en faveur des petites et moyennes entreprises, et qui accorde une réduction d'impôt de 25 % aux personnes physiques qui souscrivent en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital de sociétés non cotées, dans la limite de 40000 € pour un couple.

Afin de rendre plus attractives les SUIR, la loi de finances pour 2007 a introduit la possibilité de bénéficier de l’avantage fiscal « Madelin » pour les investissements effectués au travers d’une holding. Ainsi, cette disposition est maintenant élargie aux investissements effectués au travers de holdings constituées sous forme de SA et SAS et soumises au régime d'imposition de droit commun.

De la même manière, le dispositif consacré aux PME dans la loi TEPA prévoit, de façon non cumulative avec l’avantage Madelin, une réduction d’ISF égale à 75 % des montants investis dans une société non cotée, avec un plafond de déduction de 50 000 euros, que ces investissements soient effectués intuitu personae ou au travers d’une holding.

Sources

http://www.apce.com/pid930/la-suir.html?espace=1&tp=1

http://www.assemblee-nationale.fr/13/budget/plf2008/b0276-a32.asp

 

 

par Actubouge publié dans : Gestion juridique, fiscale et sociale
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 18 mai 2008

           Le statut de Jeune Entreprise Innovante a été mis en place par la loi de finances pour 2004, et a pour vocation d’apporter un soutien significatif à des jeunes entreprises très actives en R&D et leur permettre ainsi de passer le cap difficile des premières années de leur développement. Ces exonérations ne portent que sur les exercices ouverts à partir du 01/01/2004.

           Si ces PME, peu importe le statut jurique, répondent à certains critères d'exigibilité,  elles peuvent bénéficier d'une éxonération de charges sociales patronales et d'avantages fiscaux.


Conditions cumulatives d’exigibilité
 :

ü      Elle doit réaliser soit un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros au cours de l’exercice, ramené ou porté le cas échéant à 12 mois, soit un total du bilan inférieur à 40 millions d’Euros.

ü      L’entreprise doit employer moins de 250 personnes tous établissements confondus.

ü      avoir moins de huit ans. L'âge de l'entreprise s'apprécie à la clôture de l'exercice au titre duquel elle prétend à l'exonération. L'entreprise perd définitivement le statut de jeune entreprise innovante l'année de son huitième anniversaire.

ü      L'entreprise doit avoir réalisé, à la clôture de chaque exercice, des dépenses de recherche représentant au moins 15 % des charges fiscalement déductibles au titre de ce même exercice, à l’exclusion de celles engagées auprès d’autres jeunes entreprises innovantes réalisant des projets de recherche et de développement.

ü      Elle ne doit pas avoir été créée dans le cadre d'une concentration, d'une restructuration, d'une extension d'activité préexistante ou d'une reprise d'une telle activité.

ü      Le capital social doit être détenu de manière continue à 50% au moins par des personnes physiques ou

·        une PME dont le capital est détenue pour 50% au moins par des personnes physiques,

·        des sociétés de capital-risque, des FCPR, des sociétés de développement régional, des sociétés financières d’innovation ou des SUIR (Société unipersonnelle d'investissement à risque) à la condition qu’il n’existe pas de lien de dépendance au sens des 2e à 4e alinéas du 12 de l’article 39 entre la JEI et ces sociétés ou fonds

·        des associations ou fondations reconnues d’utilité publique à caractère scientifique

·        des établissements publics de recherche et d’enseignement ou leurs filiales.

 
Les avantages liés au statut de JEI

Exonération de cotisations sociales patronales

Sont concernés :

-les chercheurs, les techniciens, les gestionnaires de projet de recherche-développement

-les juristes chargés de la protection industrielle et des accords de technologie liés au projet

-les personnels chargés de tests pré concurrentiels.

-Les mandataires sociaux relevant du régime général de sécurité sociale qui participent à titre principal au projet de RD : les gérants minoritaires de SARL et de SELARL, les présidents-directeurs  et directeurs généraux de SA.

 

 

Restent dus :
- les cotisations salariales de sécurité sociale,
- les cotisations accidents du travail-maladies professionnelles (AT/MP) au titre des rémunérations versées à compter du 1er janvier 2008,
- les contributions CSG et CRDS,
- les contributions au FNAL,
- le cas échéant, le versement transport et la taxe de 8% sur les contributions patronales de prévoyance et la majoration complémentaire d’accident du travail,
- la contribution de solidarité pour l’autonomie.


      L’exonération est appliquée à titre provisionnel chaque mois civil de l’exercice en cours, dans la limite de 249 salariés et mandataires sociaux tels que définis ci-dessus (les salariés titulaires d’un contrat de travail à temps partiel sont pris en compte au prorata du nombre d’heures de travail, heures complémentaires comprises, figurant à leur contrat de travail). Une régularisation peut avoir lieu à la clôture de l’exercice s’il s’avère que l’entreprise ne remplit pas à la clôture de cet exercice l’ensemble des conditions lui permettant d’être qualifiée de JEI.

L'exonération totale de cotisations patronales de sécurité sociale ne peut se cumuler avec une autre mesure d'exonération de cotisations patronales ou avec une aide de l'Etat à l'emploi.

L’exonération porte sur la totalité des cotisations patronales d’assurances sociales et d’allocations familiales dues au titre des rémunérations versées aux personnes occupant des emplois ouvrant droit à l’exonération.  

Avantages fiscaux (article 44 sexies du CGI) :

ü      Le principal avantage fiscal consiste en une exonération totale des bénéfices pendant trois ans, suivie d'une exonération partielle de 50 % pendant deux ans, basées sur des exercices de 12 mois.

ü      L'entreprise bénéficie également d'une exonération totale d'imposition forfaitaire annuelle (IFA), tout au long de la période au titre de laquelle elle conserve le statut de JEI.

ü      Par ailleurs, sur délibération des collectivités territoriales, une entreprise qualifiée de jeune entreprise innovante peut bénéficier d'une exonération de la taxe professionnelle et de la taxe foncière sur les propriétés bâties pendant 7 ans.

Il convient de noter que les aides fiscales accordées aux entreprises placées sous le régime de la JEI ne peuvent excéder le plafond des aides « de minimis » fixé par la Commission européenne, soit un montant de 100 000 € à compter du 1er janvier 2008 par période de trente-six mois pour chaque entreprise.

  

Combinaison avec d'autres régimes

Il est possible de cumuler le crédit d'impôt recherche avec les exonérations d'impôt sur les bénéfices accordées aux JEI. En revanche, le régime d'exonération applicable à la JEI est exclusif du bénéfice des dispositions d'exonération ou de crédit d'impôt prévus en faveur des entreprises nouvelles implantées dans certaines zones d'aménagement du territoire, des entreprises exerçant ou créant leur activité en zones franches urbaines et des entreprises exerçant ou créant leur activité en Corse pour certains de leurs investissements.

 

Démarches
            La Direction générale de la recherche et de l'innovation du ministère délégué à la recherche assure l'expertise scientifique pour les agréments au statut JEI, en particulier pour les entreprises qui demandent à bénéficier du «rescrit».

Aucune demande ou déclaration préalable n’est exigée pour le bénéfice de l’exonération. L’entreprise qui estime remplir les conditions requises pour le statut de JEI ou qui a un avis préalable de la  Direction des services fiscaux (que l’avis soit tacite ou exprès), peut, dès sa création, appliquer l’exonération de cotisations patronales de sécurité sociale en cochant le code type adéquat sur le bordereau URSSAF ou MSA. L’avis préalable de l’Administration fiscale (le rescrit) est opposable à l’URSSAF.
           La direction départementale des services fiscaux doit informer systématiquement et sans délai l’organisme chargé du recouvrement des cotisations dont relève l’entreprise des suites données à la demande en lui adressant copie de la demande et de l’avis rendu Si la demande a fait l’objet d’un accord tacite, la direction départementale des services fiscaux transmet la demande accompagnée d’une notification indiquant qu’elle a fait l’objet d’un accord tacite
           Si l’entreprise attend de connaître sa qualité de jeune entreprise innovante à la clôture de l’exercice pour appliquer l’exonération, elle demande le remboursement des cotisations indûment versées à l’organisme de recouvrement des cotisations dont elle relève pour tenir compte des cotisations patronales de sécurité sociale au titre desquelles l’exonération est applicable.

 

 

Sources

http://www.oseo.fr/votre_projet/creation/guides_et_conseils/jeune_entreprise_innovante_jei/les_exonerations/exonerations_d_impots_sur_les_benefices

 

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid5738/le-statut-de-la-jeune-entreprise-innovante-jei.html

 

 

 

par Actubouge publié dans : Gestion juridique, fiscale et sociale
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
podcasteur sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus