L’objectif de 2% de croissance sur l’ensemble de 2008 avancé jusqu’à présent par le gouvernement français sera réviser en légère baisse.
Du côté de l’inflation, le taux devrait atteindre 3% en mars et se maintenir à ce niveau plusieurs mois, sous l’effet de la flambée des prix alimentaires et de la hausse du pétrole. Le chômage devrait se stabiliser au premier semestre 2008 autour de 7,5% de la population active.
L’économie française, comme le reste de l’Europe, résistent bien aux conséquences de la crise financière mondiale affectent. L'Organisation de coopération et le développement économique (OCDE) s’attend néanmoins à une croissance de la zone euro à 0,5% au premier trimestre 2008 et à 0,4% au deuxième, contre respectivement 0,4% et 0,5% dans le précédent rapport. Mais l’OCDE maintient pour la zone euro sa prévision de croissance à 1,9% pour l’ensemble de l’année 2008, après 2,6% en 2007.
En revanche, les taux de croissance prévus aux Etats-Unis ne dépasserait pas 1,4% en 2008 contre 2% prévu et l’inflation s’élève à 4% sur un an, le FMI a réduit sa prévision de croissance pour les Etats-Unis à 1,5% pour 2008. Ainsi, les ventes de détail sont en baisse. L’économie a perdu plus de 80 000 emplois en janvier et février dans les secteurs de la construction, de l’industrie, de la finance et du commerce de détail. Les prix à la pompe et au supermarché sont à la hausse. Les prix des logements baissent.
La politique de la Réserve fédérale américaine (Fed) ramenant son principal taux directeur à 2,25%, n’a pas permis de relancer l’économie américaine où l’inflation grimpe et où les banques à court de fonds propres hésitent à prêter aux particuliers et aux entreprises. Cette stagnation qui pourrait se transformer en récession, se fait désormais sentir sur toute l’économie mondiale. L’excédent commercial chinois s’est ainsi fortement contracté en raison du ralentissement de l’économie américaine. Si l’on en croit différentes prévisions, cette crise devrait coûter à la Chine et à l’Inde, de 0,75 à 1 point de croissance dès cette année.
La thèse du découplage est mise en doute, cette théorie qui consiste à penser que l’on peut isoler la crise financière américaine du reste du monde . Et le précepte vaut également pour l’Asie . En dépit de ses forts taux de croissance, les signaux très négatifs venus d’Outre-Atlantique, ces derniers jours, ne font que confirmer les inquiétudes.
Enfin, l a crise touche l’économie de tous les pays avec des impacts inégaux.
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