L'objectif de la BCE à moyen terme étant une inflation légèrement inférieure à 2% n’a pas été atteint avec des scores de 3,3% sur un an en
avril, et le record historique de 3,6% en Mars. Le mois de mai n’y échappera pas à cette tendance. Celle-ci entraine l’augmentation des prix à la consommation poussés par la flambée des prix
alimentaires et énergétiques.
La détérioration du climat économique se poursuit avec le recul de l’indice de confiance économique (opinion des chefs d’entreprises et des consommateurs), l'indice du climat des affaires
(confiance des seuls industriels) est en berne, et la contribution du taux de change élevé de l'euro handicape les exportateurs.
L'économie de la zone euro est de plus en plus touchée par le resserrement des conditions de crédit (hausse des taux d'intérêt) et l'instabilité des marchés financiers, l'euro fort, le
ralentissement général de la croissance et les prix élevés du pétrole, des matières premières et des denrées alimentaires.
Les mois à venir s’assombriront avec le ralentissement de la croissance et le repli de la confiance des entrepreneurs qui se ressentent par le recul des intentions d’embauches. La seule
consolation du moment qui est la stabilité du taux de chômage pour le troisième mois consécutif à 7,1%, son plus bas niveau historique ne sera guère épargné.


