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Mercredi 13 février 2008

L' Article 39-2 du CGI, modifié par la loi 2007-1822 du 24/12/2007 prévoit que sont exlues des charges déductibles, les sanctions pécuniaires et les pénalités de toute nature mises à la charge des contrevenants  à des obligations légales.

Cessent d'être déductibles :
- les sanctions infligées par les autorités administratives indépendantes ( AMF, Commission bancaire),
- les sanctions  prononcées par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF),
- les majorations et pénalités de retard sur les déclarations et le recouvrement des cotisations sociales,
- les infractions infligées par les instances communautaires (dépassement de quotas),
- les pénalités fiscales visées par l'article 1763 du CGI relatives aux omissions et au défaut de production de certains documents.

Continuent d'être exclues du droit à déduction :
- les pénalités d'assiette et de recouvrement des impôts et celles infligées en cas d'infraction au droit de la concurrence,
- les amendes pénales et douanières (concernant les relations financières avec l'étranger),
- les intérêts de retard.

 Les pénalités contractuelles dans le cadre de relations commerciales (en cas de retard de paiement par exemple) restent déductibles dès lors qu'elles ne sanctionnent pas à des obligations légales.

Dispositif applicable :
- pour les exercices clos à compter du 31/12/2007,
- pour les entreprises soumises à l'impôt sur le revenu dans la catégorie BIC et BA et celles soumises à l'impôt sur les sociétés.

Source : Francis Lefebvre

par Actubouge publié dans : Gestion juridique, fiscale et sociale
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Mardi 12 février 2008
Les chiffres 
Conformément à la loi de finances, le barème est revalorisé de 1,3% pour 2008.
Tout patrimoine dépassant 770 000 € au 01/01/2008 est passible de l' ISF.  
Voici le nouveau barème des tranches pour 2008 :

Valeur nette taxable du patrimoine

taux

Montant de l'impôt 
B : base nette taxable

- 770 000 €

0

0

770 000 € à 1 240 000 €

0,55%

( B* 0,0055) – 4 235 €

1 240 000 € à 2 450 000 €

0,75%

( B* 0,0075) – 6 715 €

2 450 000 € à 3 850 000 €

1%

( B* 0,01) – 12 840 €

3 850 000 € à 7 360 000 €

1,3%

( B* 0,013) – 24 390 €

7 360 000 € à 16 020 000 €

1,65%

( B* 0,0165) – 50 150 €

+ 16 020 000 €

1,80%

( B* 0,018) – 74 180 €

Source : Francis Lefebvre

 Réduction d'ISF au titre des investissements dans les PME et FIP
L'article 16 de la loi Tepa 2007-1223 du 21 aôut 2007 a mis en place un dispositif de réduction aux redevables qui investissent (directement ou indirectement par l'intermédiaire d'une Holding) dans des PME  ou qui souscrivent des parts de fonds d'investissement de proximité (FIP).
La réduction est égale à :
- 75% du montant de la souscription au capital initial ou à l'augmentation du capital d'une P.M.E. non-cotée dans la limite de 50 000 €,
- 50% sur le montant des versements effectués au titre de la souscription de parts  dans certains fonds d'investissement de proximité (FIP) ou de parts de fonds communs de placement dans l'innovation (FCPI) ou de fonds communs de placement à risque (FCPR)  dans la limite de 20 000 €.

Pour bénéficier de ces réductions, il faut conserver les titres pendant un délai de 5 ans.
En tout état de cause, le montant global de ces réductions d' I.S.F. et de celle prévue en faveur des dons à certains organismes ne peut excéder 50 000 € au titre d'une même année d'imposition.

L article 22 de la loi de finances pour 2008 a modifé le dispositif en permettant aux dirigeants d'investir dans leur propre société,dans celle de leur conjoint, partenaire ou personne liée par un PACS.

L'abattement applicable à résidence principale
Ce dernier passe de 20% à 30%.

Titres faisant l'objet d'un engagement de conservation : pacte "Dutreil" 
Les parts ou actions de sociétés faisant l'objet d'un engagement collectif de conservation sont exonérées de l' I.S.F. pour les 3/4 de leur valeur. Les nouvelles conditions suivantes doivent être appliquées :
- engagement collectif de conservation de deux ans et création d' une obligation individuelle de quatre ans : l'exonération est acquise au terme des six ans et non plus dix,
- seuil de participation minimale de 20% pour les sociétés non-côtées et de 34% pour les autres,
- obligation d'exercer une fonction de direction ( sociétés soumises à l'I.S.) ou une activité professionnelle principale (sociétés de personnes) pour l'un des associés signataires pendant un délai de cinq ans.
Applicable au 26 septembre 2007.

Sommes allouées à titre de réparation de dommages corporels
Confirmant sa jurisprudence antérieure à la loi de 12 avril 1996, la Cour de Cassation vient de juger que les sommes versées à un tiers en exécution d'un contrat d'assurances de personnes en cas d'accident ou de maladie revêtent un caractère forfaitaire et doivent être incluses dans l'assiette de l'ISF, lorsqu' elles sont indépendantes, dans leurs modalités de calcul et d'attribution, de celles de la réparation du préjudice selon le droit commun.

Sources : les Echos.fr / articles 15 de la Loi de finance pour 2008 / Loi Tepa / cass. com. 6/11/07 N°06-16.370

par Actubouge publié dans : Gestion juridique, fiscale et sociale
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Mardi 12 février 2008

Malgré l'euro fort, la première économie européenne demeure avec 969 milliards d'euros (+8,5%) le plus gros exportateur, devant la Chine.  Son excédent commercial a touché un nouveau record, à 199 milliards d'euros.    

Le "made in Germany" continue à faire recette : l'Allemagne a défendu l'an dernier son titre de premier exportateur mondial face à la Chine, un motif de satisfaction pour la première économie européenne, qui peut se targuer aussi d'un confortable excédent commercial qui contraste avec la France.

Les chiffres publiés vendredi montrent qu'il n'y avait pas de souci à se faire, en tout cas pour 2007, et ce malgré l'euro fort. L'Allemagne a vendu dans le monde pour 969 milliards d'euros, la Chine pour 1.218 milliards de dollars (841 milliards d'euros), l'honneur est sauf. Par rapport à 2006, les exportations ont grimpé de 8,5%.

La popularité des produits allemands ne se dément pas. Les voitures bien sûr: l'an dernier, pas moins de 4,3 millions de véhicules fabriqués en Allemagne sont partis pour d'autres contrées, grâce à Volkswagen, Daimler, BMW, mais aussi Ford et General Motos (Opel) implantés dans le pays. Une autre force de l'Allemagne, ce sont les machines-outils, dont elle a vendu pour 138 milliards d'euros en 2007. Des machines qui servent à la construction d'autres machines, par exemple, et dont les pays d'Europe de l'Est, notamment la Russie, mais aussi les pays exportateurs de pétrole sont friands.

Dans toute l'Allemagne, tout particulièrement dans le Sud et le Sud-Ouest, des petites et moyennes entreprises en majorité familiales et très spécialisées desservent des marchés de niche. A l'exemple de G.W. Barth, leader mondial des machines travaillant le chocolat, ou Baader-Gruppe, spécialiste des engins transformant le poisson.

A la longue toutefois, fatalement, "1,3 milliard de Chinois vont faire mieux que 82 millions d'Allemands en terme d'exportations".  La Chine devrait dépasser l'Allemagne l'an prochain au plus tard, a prédit le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Mais les exportations ont encore de beaux jours devant elles comme soutien de l'économie allemande. "Malgré l'euro fort et le ralentissement de l'économie mondiale, l'expansion de l'export va continuer en 2008, plus modérée que ces dernières années, mais toujours à un rythme soutenu", pour M. Koch d'Unicredit.

En termes de balance commerciale, l'Allemagne n'a pas à rougir non plus. Avec un excédent de 199 milliards d'euros, elle laisse loin derrière elle les Etats-Unis et leur déficit chronique, mais aussi bien des économies européennes.

Même en France et en Italie les entreprises allemandes de sa branche affichent des croissances (des ventes) de plus de 10%, au détriment des concurrents locaux. 
(Source AFP)

 

par Actubouge publié dans : Economie
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