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Dimanche 18 mai 2008

L’audit légal des comptes a fait l’objet d’une recommandation de la commission européenne fournissant des précisions pour assurer la qualité des audits effectués par les cabinets d’audit qui auditent des entités publiques. Ces recommandations s’inscrivent dans la continuité de règles fixées par la directive 2006/43/CE du 17 mai 2006 qui a favorisé la supervision par les Etats membres de la qualité des audits des comptes.

Les nouvelles recommandations de la commission consistent à ce que la responsabilité de l’indépendance du système qualité incombe  aux autorités publiques de supervision  et non aux professionnels comptable ou d’audits, ceux ci dont l’impartialité et l’objectivité doivent être assurées. Aussi, pour  bien mener les inspections, la commission recommande des orientations méthodologiques qui précisent les travaux à effectuer.

Par ailleurs, en cas de délégation de l’exécution des inspections, l’autorité doit conserver l’entière maitrise notamment concernant les méthodes d’inspection, respects des instructions, affectation des inspecteurs.

source : Recommandation 288/362/CE du 6 mai 2008 relative à l'assurance qualité externe des contrôleurs légaux des comptes et des cabinets qui contrôlent les comptes d'entités d'intérêt public, JOUE L. 120 du 7, page 20

par Actubouge publié dans : Comptabilité et Audit
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Dimanche 18 mai 2008

           Le statut de Jeune Entreprise Innovante a été mis en place par la loi de finances pour 2004, et a pour vocation d’apporter un soutien significatif à des jeunes entreprises très actives en R&D et leur permettre ainsi de passer le cap difficile des premières années de leur développement. Ces exonérations ne portent que sur les exercices ouverts à partir du 01/01/2004.

           Si ces PME, peu importe le statut jurique, répondent à certains critères d'exigibilité,  elles peuvent bénéficier d'une éxonération de charges sociales patronales et d'avantages fiscaux.


Conditions cumulatives d’exigibilité
 :

ü      Elle doit réaliser soit un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros au cours de l’exercice, ramené ou porté le cas échéant à 12 mois, soit un total du bilan inférieur à 40 millions d’Euros.

ü      L’entreprise doit employer moins de 250 personnes tous établissements confondus.

ü      avoir moins de huit ans. L'âge de l'entreprise s'apprécie à la clôture de l'exercice au titre duquel elle prétend à l'exonération. L'entreprise perd définitivement le statut de jeune entreprise innovante l'année de son huitième anniversaire.

ü      L'entreprise doit avoir réalisé, à la clôture de chaque exercice, des dépenses de recherche représentant au moins 15 % des charges fiscalement déductibles au titre de ce même exercice, à l’exclusion de celles engagées auprès d’autres jeunes entreprises innovantes réalisant des projets de recherche et de développement.

ü      Elle ne doit pas avoir été créée dans le cadre d'une concentration, d'une restructuration, d'une extension d'activité préexistante ou d'une reprise d'une telle activité.

ü      Le capital social doit être détenu de manière continue à 50% au moins par des personnes physiques ou

·        une PME dont le capital est détenue pour 50% au moins par des personnes physiques,

·        des sociétés de capital-risque, des FCPR, des sociétés de développement régional, des sociétés financières d’innovation ou des SUIR (Société unipersonnelle d'investissement à risque) à la condition qu’il n’existe pas de lien de dépendance au sens des 2e à 4e alinéas du 12 de l’article 39 entre la JEI et ces sociétés ou fonds

·        des associations ou fondations reconnues d’utilité publique à caractère scientifique

·        des établissements publics de recherche et d’enseignement ou leurs filiales.

 
Les avantages liés au statut de JEI

Exonération de cotisations sociales patronales

Sont concernés :

-les chercheurs, les techniciens, les gestionnaires de projet de recherche-développement

-les juristes chargés de la protection industrielle et des accords de technologie liés au projet

-les personnels chargés de tests pré concurrentiels.

-Les mandataires sociaux relevant du régime général de sécurité sociale qui participent à titre principal au projet de RD : les gérants minoritaires de SARL et de SELARL, les présidents-directeurs  et directeurs généraux de SA.

 

 

Restent dus :
- les cotisations salariales de sécurité sociale,
- les cotisations accidents du travail-maladies professionnelles (AT/MP) au titre des rémunérations versées à compter du 1er janvier 2008,
- les contributions CSG et CRDS,
- les contributions au FNAL,
- le cas échéant, le versement transport et la taxe de 8% sur les contributions patronales de prévoyance et la majoration complémentaire d’accident du travail,
- la contribution de solidarité pour l’autonomie.


      L’exonération est appliquée à titre provisionnel chaque mois civil de l’exercice en cours, dans la limite de 249 salariés et mandataires sociaux tels que définis ci-dessus (les salariés titulaires d’un contrat de travail à temps partiel sont pris en compte au prorata du nombre d’heures de travail, heures complémentaires comprises, figurant à leur contrat de travail). Une régularisation peut avoir lieu à la clôture de l’exercice s’il s’avère que l’entreprise ne remplit pas à la clôture de cet exercice l’ensemble des conditions lui permettant d’être qualifiée de JEI.

L'exonération totale de cotisations patronales de sécurité sociale ne peut se cumuler avec une autre mesure d'exonération de cotisations patronales ou avec une aide de l'Etat à l'emploi.

L’exonération porte sur la totalité des cotisations patronales d’assurances sociales et d’allocations familiales dues au titre des rémunérations versées aux personnes occupant des emplois ouvrant droit à l’exonération.  

Avantages fiscaux (article 44 sexies du CGI) :

ü      Le principal avantage fiscal consiste en une exonération totale des bénéfices pendant trois ans, suivie d'une exonération partielle de 50 % pendant deux ans, basées sur des exercices de 12 mois.

ü      L'entreprise bénéficie également d'une exonération totale d'imposition forfaitaire annuelle (IFA), tout au long de la période au titre de laquelle elle conserve le statut de JEI.

ü      Par ailleurs, sur délibération des collectivités territoriales, une entreprise qualifiée de jeune entreprise innovante peut bénéficier d'une exonération de la taxe professionnelle et de la taxe foncière sur les propriétés bâties pendant 7 ans.

Il convient de noter que les aides fiscales accordées aux entreprises placées sous le régime de la JEI ne peuvent excéder le plafond des aides « de minimis » fixé par la Commission européenne, soit un montant de 100 000 € à compter du 1er janvier 2008 par période de trente-six mois pour chaque entreprise.

  

Combinaison avec d'autres régimes

Il est possible de cumuler le crédit d'impôt recherche avec les exonérations d'impôt sur les bénéfices accordées aux JEI. En revanche, le régime d'exonération applicable à la JEI est exclusif du bénéfice des dispositions d'exonération ou de crédit d'impôt prévus en faveur des entreprises nouvelles implantées dans certaines zones d'aménagement du territoire, des entreprises exerçant ou créant leur activité en zones franches urbaines et des entreprises exerçant ou créant leur activité en Corse pour certains de leurs investissements.

 

Démarches
            La Direction générale de la recherche et de l'innovation du ministère délégué à la recherche assure l'expertise scientifique pour les agréments au statut JEI, en particulier pour les entreprises qui demandent à bénéficier du «rescrit».

Aucune demande ou déclaration préalable n’est exigée pour le bénéfice de l’exonération. L’entreprise qui estime remplir les conditions requises pour le statut de JEI ou qui a un avis préalable de la  Direction des services fiscaux (que l’avis soit tacite ou exprès), peut, dès sa création, appliquer l’exonération de cotisations patronales de sécurité sociale en cochant le code type adéquat sur le bordereau URSSAF ou MSA. L’avis préalable de l’Administration fiscale (le rescrit) est opposable à l’URSSAF.
           La direction départementale des services fiscaux doit informer systématiquement et sans délai l’organisme chargé du recouvrement des cotisations dont relève l’entreprise des suites données à la demande en lui adressant copie de la demande et de l’avis rendu Si la demande a fait l’objet d’un accord tacite, la direction départementale des services fiscaux transmet la demande accompagnée d’une notification indiquant qu’elle a fait l’objet d’un accord tacite
           Si l’entreprise attend de connaître sa qualité de jeune entreprise innovante à la clôture de l’exercice pour appliquer l’exonération, elle demande le remboursement des cotisations indûment versées à l’organisme de recouvrement des cotisations dont elle relève pour tenir compte des cotisations patronales de sécurité sociale au titre desquelles l’exonération est applicable.

 

 

Sources

http://www.oseo.fr/votre_projet/creation/guides_et_conseils/jeune_entreprise_innovante_jei/les_exonerations/exonerations_d_impots_sur_les_benefices

 

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid5738/le-statut-de-la-jeune-entreprise-innovante-jei.html

 

 

 

par Actubouge publié dans : Gestion juridique, fiscale et sociale
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Dimanche 18 mai 2008

La partie législative du nouveau code du travail a été promulguée par l'ordonnance n°2007-329 du 12 mars 2007. La loi n°2008-67 du 21 janvier 2008 a ratifié cette ordonnance et l’ensemble du Code est entré en vigueur le 1er mai 2008 (la partie réglementaire avait été promulguée par le  Décret n° 2008-244 du 7 mars 2008).

Cette codification est reconnue comme étant à droit constant (décision constitutionnelle 2007-561 du 17 janvier 2008), c’est à dire qu’elle constitue une rupture dans la forme, mais pas dans le fond. Le contenu des textes antérieurs est repris dans le nouveau code, à l'exception des textes obsolètes, de sorte que le droit positif (ensemble des règles juridiques en vigueur) demeure.

 

Principales modifications

ü      L’une des principales modifications porte sur le plan du code, tant pour la partie législative que pour la partie réglementaire. Le nouveau Code du travail contient donc plus d’articles que l’ancien (plus de 3500 contre 1.891 articles) et sa numérotation passe de 3 à 4 chiffres (partie/livre/titre/chapitre).

ü      Certaines dispositions qui n’étaient pas codifiées ont été intégrées dans le nouveau code, notamment la loi de 1978 sur la mensualisation, l’ordonnance de 1945 sur les spectacles,  l’ordonnance de 1967 sur les chèques-restaurant ou encore la loi de 1982 sur la prise en charge des frais de transport.

ü      Des corrections et des mises à jour ont eu lieu : certains termes ont été remplacés par d’autres, plus actuels (par exemple, le terme « délai congé » laisse place au terme « préavis »), certains articles de l’ancien code ont été déplacés dans d’autres codes, jugés plus appropriés pour les accueillir (par exemple, les dispositions relatives aux cotisations sociales ont été déplacées dans le code de la sécurité sociale). Des corrections ont eu lieu concernant des renvois d’articles vers d’autres codes qui avaient eux-mêmes été modifiés depuis 1973, date de la dernière modification importante du Code du travail.

ü      Enfin, les sanctions pénales encourues en cas d’infraction font désormais l’objet d’une subdivision qui leur est propre, en général en fin de chapitre. Il est à noter qu’il n’est pas toujours spécifié dans le nouveau code que les peines d’amende et d’emprisonnement sont doublées en cas de récidive (en application du Code pénal et sauf dispositions contraires). Il est donc nécessaire d’être très vigilant.

 

Organisation du nouveau code 

Le plan du nouveau Code du travail s’organise en huit parties :

-Première partie : les relations individuelles de travail : règles relatives aux différents contrats de travail, depuis la formation du contrat jusqu'à sa rupture  (licenciement pour motif personnel et au licenciement pour motif économique) et les dispositions relatives à la résolution des litiges et au conseil de prud'hommes.
-Deuxième partie : relations collectives de travail : négociation collective, conventions et accords collectifs, institutions représentatives du personnel et syndicats
- Troisième partie: la durée du travail, le salaire, l'intéressement, la participation et l'épargne salariale.
-Quatrième partie : santé et la sécurité au travail.
-Cinquième partie : l'emploi. dispositifs en faveur de l'emploi, catégories particulières de travailleurs (travailleurs handicapés et étrangers), service public de l'emploi, demandeurs d'emploi.
-Sixième partie : formation professionnelle tout au long de la vie : apprentissage, formation professionnelle tout au long de la vie, validation des acquis de l'expérience.
-Septième partie : certaines professions et activités : journalistes professionnels, professions du spectacle, de la publicité et de la mode ; concierges et employés d'immeubles à usage d'habitation, employés de maison et les activités de service à la personne ; VRP ; les travailleurs à domicile.
-Huitième partie : Contrôle de l'application de la législation : inspection du travail et à la lutte contre le travail illégal.

 

Questions pratiques

 

ü      Pour faciliter la lecture du nouveau code, le ministère du travail a mis à la disposition du public, sur son site, un logiciel, appelé codacod-v2,  qui permet d’effectuer une concordance des articles entre l'ancien et le nouveau code, et inversement.

http://www.travail-solidarite.gouv.fr/dossiers/travail/recodification-du-code-du-travail/outil-codacod-v2-.html

ü      A compter du 1er mai 2008, il convient d’indiquer les nouvelles références dans tout document faisant référence à un article de ce code. Afin de faciliter la lecture de ces mêmes documents par les interlocuteurs, il est possible de faire référence à la fois à l'ancien et au nouveau code (« L'article L. … du code du travail (ancien) devenu L. … du code du travail (nouveau) »).

 

ü      Voici les principaux documents concernés par cette modification

-les contrats de travail signés à partir du 1er mai ;

-les modèles de courriers (réponse à une demande de congé de paternité, convocation à un entretien préalable de licenciement, etc.) ;

-les affichages obligatoires,

-le règlement intérieur

-les notes relatives au droit disciplinaire

-les consignes de sécurité ;

 

ü      Le Ministère du travail a diffusé une circulaire relative à l'entrée en vigueur du nouveau code Cette circulaire revient notamment sur :

- les dispositions de l'ancien code qui sont maintenues en vigueur, soit en attendant d'être transférées dans un autre code, soit pour gérer des dispositifs abrogés, mais dont certains publics bénéficient encore ;

- les dispositions qui ont été transférées dans d'autres codes ;

- les conséquences de l'entrée en vigueur sur les lettres d'observations, procès-verbaux, décisions et de manière générale tous les courriers émanant des services déconcentrés du Ministère du travail.

 

Source

http://www.travail-solidarite.gouv.fr/actualite-presse/dossiers-presse/travaux-recodification-du-code-du-travail.html

 



 

 

 

         

 

par Actubouge publié dans : Gestion juridique, fiscale et sociale
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